se raconter par le tatouage
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Se raconter par le tatouage : une pratique d’empuissancement

Elise Argouarc’h et Roxane Ca’zorzi ont sillonné les routes de Belgique, de France et du Québec pour s’approcher au plus près des multiples significations que contient l’acte du tatouage. La pratique de l’encrage est ici analysée d’un point de vue intime et social, les auteurices ayant pris comme point de départ l’histoire du tatouage, les récits qui en ont été faits à travers plusieurs civilisations. 

Dans cette étude, elles nous offrent un regard pointu sur la question, forgé à partir de l’expérience de terrain, de la rencontre avec des personnes minorisées, de recherches, de nombreuses lectures. 

Si le tatouage peut être compris comme un acte de guérison, il est tout autant discours reliant les communautés « tout en exaltant la pluralité des singularités humaines ». 

C’est en s’appuyant sur la tension entre le commun et le singulier que cette façon de faire récit de soi et du monde, offre une façon de dire le besoin de reconnaissance sociale pour transcender les violences telles que le racisme et la violence systémiques. 

Cette parole tatouée dans la peau, organe identitaire qui fait lien entre soi et les Autres, se relie aux traditions ancestrales tout autant qu’aux nouvelles formes d’émancipations des stéréotypes qui portent sur toutes les minorités. 

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